Il n’y a pas un clown qui ait un père. Avez-vous jamais connu le père d’un clown ? Vous voyez bien.
Henri Michaux
Il n’y a pas un clown qui ait un père. Avez-vous jamais connu le père d’un clown ? Vous voyez bien.
Henri Michaux
Lire et écrire sont deux points de résistance à l’absolutisme du monde.
Christian Bobin
Le destin garde ses desseins secrets pour chaque vie, chaque voie. C’est sa condition essentielle, un postulat valable pour tous, et toujours. Nous sommes tous hantés par son mystère, cette énigme constante et despotique.
Tchinghiz Aïtmatov
Pourquoi dans toutes nos langues occidentales dit-on «tomber amoureux»? Monter serait plus juste. L’amour est ascensionnel comme la prière. Ascensionnel et éperdu.
Nicolas Bouvier
J’ai toujours pensé qu’il y avait des familles sur la terre et que, en plus de ceux qui partagent votre sang et votre enfance, il y a aussi les familles du hasard, ceux que l’on reconnaît confusément comme étant son parent, son pair, son ami, son amant, comme ayant été injustement séparé de vous pendant des siècles que vous avez peut-être partagés sans vous connaître. Ça n’est pas ce qu’on appelle la famille de l’esprit ni celle des corps, c’est une parenté faite de silences, de regards, de gestes, de rires et de colères retenus, ceux qui se choquent ou s’amusent des mêmes choses que vous. Contrairement à ce qui se dit, ce n’est pas pendant la jeunesse qu’on les rencontre le plus souvent mais plus tard, quand l’ambition de plaire est remplacée par l’ambition de partager.
Françoise Sagan (Derrière l’épaule)
Une femme amoureuse n’appartient plus à notre monde mais en crée un autre et y demeure, souveraine, inaccessible à la fébrile rapacité des jours qui passent. Oui, une extraterrestre.
Andreï Makine
Le hasard est le plus grand romancier du monde : pour être fécond, il n’y a qu’à l’étudier.
Honoré de Balzac
Alors pourquoi est-ce que je me sens si vide ? Je sais que je vivais dans un monde imaginaire, mais au moins, j’étais quelque part. Aujourd’hui, je ne suis nulle part.
Malorie Blackman
https://youtu.be/_2pMyIbYK3A
C’est curieux, pensa-t-elle, comme les lieux peuvent se transformer selon votre humeur. Comme s’ils devinaient, d’instinct, ce que vous avez dans la tête et vous accompagnaient. Comme si les arbres avaient bien compris qu’elle allait mal, et se faisaient alors discrets, recroquevillés, perdant leurs feuilles par solidarité, par pitié pour elle. Comme si le soleil s’était caché lui aussi, par pudeur, honteux de briller sur un parc où errait une fille en larmes.
Michel Bussi (Un avion sans elle)