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Théâtre

Comédie

On fait du théâtre parce qu’on a l’impression de n’avoir jamais été soi-même et qu’enfin on va pouvoir l’être.

Louis Jouvet

AFFICHE OFFICIELLE
Théâtre Pandora 30 rue Keller 75011 Paris

La sagesse du conférencier », une pièce atypique à ne pas manquer. Cette comédie surprend par son intensité.
Les échanges vifs s’enchaînent et s’enchâssent autour des mots choisis pour leur audace, leur démesure, leur sagesse aussi, fondements du spectacle. La saveur des réparties tient de l’opposition entre les deux personnages.

Nous voyons d’un côté un homme irascible (l’auteur de la conférence) et, lui faisant face, une jeune femme allègre et malicieuse (la correctrice, recrutée à l’essai). Alors que celle-ci doit corriger le style de la conférence, la maladresse de l’écrivain va lui faire outrepasser sa mission en démontant les théories de ce dernier pourtant âprement défendues.

Le charme de « La sagesse du conférencier », au-delà des mots, vient de l’enthousiasme des interprètes à incarner leurs personnages. Ils parviennent à transmettre au public leur jeu de scène époustouflant. Que naîtra-t-il de cette lutte ? La fin de la pièce est une brillante leçon de vie. 

Ce n’est pas à un spectacle de débutant que vous assisterez avec « La sagesse du conférencier ».

Didier Celiset s’est produit sur scène dans trois one man show. La nouveauté ? Une jeune comédienne lui donne la réplique. Et s’engage alors un échange passionné entre un humaniste écorché vif et sa correctrice qui tente de le déstabiliser. Le thème ? Les mots. Leur audace, leur démesure, leur sagesse aussi. Car, auteur de onze ouvrages, Didier Celiset veut avant tout transmettre sa passion de l’écriture. Il offre ici une comédie philosophique qui vous surprendra par sa vivacité, sa légèreté.

Catherine Vincensini
Ecrivain public                    

Nouvelle version de la pièce / A partir du 5 septembre 2015
Pour l’auteur d’une pièce de théâtre, ajouter des éléments est signe qu’il tient compte des réactions du public. L’écriture théâtrale n’est pas figée. Je suis donc certaine que cette nouvelle version apportera une plus grande efficacité quant aux subtilités du jeu de scène.
Catherine Vincensini Ecrivain public

Ce n’est pas à un spectacle de débutant que vous assisterez avec « La sagesse du conférencier ». Didier Celiset s’est produit sur scène dans trois one man show. La nouveauté ? Une jeune comédienne lui donne la réplique. Et s’engage alors un échange passionné entre un humaniste écorché vif et sa correctrice qui tente de le déstabiliser. Le thème ? Les mots. Leur audace, leur démesure, leur sagesse aussi. Car, auteur de onze ouvrages, Didier Celiset veut avant tout transmettre sa passion de l’écriture. Il offre ici une comédie philosophique qui vous surprendra par sa vivacité, sa légèreté.

Catherine Vincensini
Ecrivain public

                                                                    L’interview

– C’est votre première comédie au théâtre. Comment est né ce projet ?

– Il s’agit de l’adaptation d’un de mes livres ‘’La sagesse du conférencier ‘’, en fait j’ai modifié le personnage de la correctrice. Par contre le conférencier me ressemble, sauf que j’ai théâtralisé. Le personnage est devenu caricatural, mais c’est le même fond, le conférencier garde sa philosophie. C’est un humaniste, un écorché, un de ces blessés qui finissent par s’isoler.

– Pourquoi cette histoire d’un conférencier ?

– J’avais envie de transmettre ma passion de l’écriture. Je voulais absolument donner des conférences sur le thème de l’écriture comme thérapie. Je n’ai pas réussi dans cette voie. Du coup, j’ai écrit un livre sur la vie d’un conférencier.

– Vous êtes un solitaire ?

– Oui, je partage ma vie entre l’isolement et des sorties ponctuelles, comme ça en pleine lumière, sous les projecteurs, c’est une forme d’exhibitionnisme qui vient de la blessure…

– Ce mot revient souvent chez vous, la blessure

– Vous savez, pour la plupart des artistes, la blessure, c’est la source, c’est le socle. La blessure a son cheminement, elle se jette ensuite dans une forme de création artistique.

– Avez-vous fréquenté une école de théâtre ?
– Non, je n’ai jamais pris un seul cours. Il y a quelques mois, j’ai fait appel à une coach. Elle m’a dit « vous possédez l’essentiel, ce qu’on n’apprend dans aucune école »

– C’est quoi l’essentiel ?

– Elle ne l’a pas vraiment précisé, mais je puise mon énergie dans mes racines, après il y a un instinct de la scène mais sans méthodes puisque je n’ai jamais été dirigé par des professeurs. Je vais sur scène avec mon vécu qui s’éparpille dans les mots, dans une forme de ténacité.

– Une forme d’exhibitionnisme contrôlé ?

– Je contrôle tout, mes complexes, mes émotions, pour me protéger. Faire de la scène, ce n’est pas une obsession. Je n’aime pas la lumière. Mais parfois, je fais le show et je repars aussitôt dans ma tanière.

– Mais pourquoi ces envies puis ces replis ?
– Je suis comme ça, mon parcours est celui d’un timide. J’ai fini par me façonner une vie de solitaire qui me permet de créer, d’écrire, d’observer, de cerner les autres, avec ces parenthèses artistiques qui m’incitent à transmettre. Et j’aime ce lien avec le public. J’aime ce rapport si vif entre l’artiste et le public, ça me donne le vertige, mais c’est une sensation que je recherche.

– Vous être seul aux manettes de vos spectacles ?

– J’ai co-écrit tous mes spectacles. J’écris entre 60 et 70 % du texte. Pour le reste, je suis producteur de mes spectacles.

– Qu’attendez-vous de cette pièce ?

– Je n’attends jamais rien de la vie. Je ne suis jamais en position d’attente. Toutefois je pressens que cette comédie va connaître le succès. J’ai envie de voir le public heureux, d’offrir un spectacle original, une comédie philosophique dirais-je. C’est un conflit entre deux êtres – l’écrivain et la correctrice – qui rappelle que la nature humaine est porteuse de démesure, de sentiments extrêmes.

– Vous avez écrit 11 livres en 12 ans, c’est laborieux

– J’ai trouvé rapidement une rigueur dans l’écriture. J’écris deux ou trois pages par jour. Je m’impose ce rythme. En fait j’écris assez vite un livre mais les corrections sont longues. C’est très difficile de quitter l’écriture d’un livre. Lorsque j’envoie mon livre à l’imprimeur, cette seconde où je clique sur ‘’envoyer ‘’en pièce jointe, cette seconde est euphorisante et particulière.

– Vous laissez passer du temps avant d’écrire un autre livre ?

– Durant 2 à 3 semaines, je suis comme sonné, vidé. J’ai l’impression que je ne trouverai plus d’autre sujet d’écriture. Je suis dans cet état second puis le manque se précise, j’ai besoin de repartir dans l’écriture, la fièvre des mots revient et c’est vital. Il m’arrive de laisser passer deux ou trois mois puis je retrouve la rigueur et l’enthousiasme qui sont mes deux partenaires d’écriture.

– Vous écrivez des chansons, des romans, c’est éclectique

– J’ai commencé par écrire des chansons. Je suis sociétaire de la Sacem. J’ai toujours écrit des chansons de variétés.. L’écriture de romans est venue plus tard. J’ai commencé en racontant ma vie. Au début de mon mariage, j’ai écrit des centaines de pages sur mon enfance, mes grands-parents, les événements de mai 68…et j’ai renoncé. J’ai repris 15 ans plus tard, j’ai choisi de synthétiser et c’est devenu une autobiographie de 320 pages. Le titre ‘’ Trop de pluie ‘’

– Pourquoi ce titre ?

– Certains événements qui m’ont touché, ébranlé, se sont passés un jour de pluie…

– Il y a sans doute un fil conducteur à travers ces formes d’écriture

– Les galères de la vie, les blessures m’ont inspiré ces formes bigarrées d’écriture. Le roman m’a permis d’exprimer la densité de mes souffrances. Je livre des pans de ma vie, des anecdotes, des aventures pour me libérer de cet étau en moi mais attention mes livres recèlent autant de légèreté que d’introspection. Mon écriture est imprégnée d’élans, de fougue même si la blessure sillonne les pages.

– Cela prend du temps à monter un spectacle ?

– Après le travail d’écriture, cela prend 2 mois et demie tout au plus.

– Quelles sont les réactions du public ?

– Le public est bienveillant mais je ne veux surtout pas d’indulgence. Donc je brise progressivement mes complexes, j’essaie de faire le comédien.

– Votre pièce ‘’La sagesse du conférencier’’ peut-elle toucher un large public ?

– Oui, je pense, j’y crois. C’est une comédie déjà, la nature humaine s’y déploie, ironique, méchante, lucide, généreuse. L’écrivain et la correctrice font aussi passer des messages sur la société.

– Des projets, un nouveau livre ?

– Je viens de terminer  »C’était notre vie  » Cette pièce, c’est un tel défi, c’est un aboutissement. Je suis dans la tourmente de l’angoisse. Après j’assumerai…

La sagesse du conférencier
Au théâtre Pandora

     
                       Les mots. Leur audace, leur démesure, leur sagesse aussi !

 

          

               Et c’est ça la vie !

                        

Un spectacle qui ouvre la passerelle dans la diversité des situations vécues au quotidien !

  

                  Une semaine

            avec ma correctrice

                                         Extraits du spectacle  » Une semaine avec ma correctrice  »

A vouloir maîtriser ses pensées, l’homme passe à côté des bonheurs simples, comme l’auteur…elle me brocarde

Au stylo rouge, en travers, elle a spécifié  »en amour, le bon sens n’a pas sa place, il faut laisser le champ libre aux pulsions, à la passion et ne pas compartimenter comme vous le faites, les amants et les couples fidèles, votre rigidité est blessante, même si les gens se méprennent…

Sur l’adultère, alors là, son féminisme torturé s’envole !…sa plume acérée, elle a dû la tremper dans du vinaigre, du vieux, bien rouge, gonflé d’amertume comme elle !

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Si vous souhaitez rire de vos turbulences amoureuses, de réflexions sur les ruptures, de la nécessité de se contrôler et surtout trouver des motifs valables à l’adultère, précipitez-vous ! Et n’oubliez pas papier et crayon pour prendre des notes !     ( Une co-écriture Didier Celiset et Florence Morizot )

           

    La tentation d’écrire 

            Une co-écriture    

 Didier Celiset et Denis Cressens                            

Ecrire, sur quoi, pourquoi, comment ? Observer longuement ses contemporains, écouter avec patience des tranches de vie, discerner le vrai du faux, car souvent le temps émousse, gomme et embellit çi et ça. Voilà la matière que Didier pétrit longuement, minutieusement, savoureusement pour nous faire comprendre que chacun peut avoir en lui la nourriture nécessaire pour écrire son morceau de vie. Un texte riche, délicatement ciselé, alternant réflexions et respirations qui captent l’attention du public et peut-être lui inoculent mémoire et crayon…

Denis Cressens

 

    Extraits du spectacle  » La tentation d’écrire  »

 » Quand j’écris, je n’ai pas de retenue. Je vais écrire pour oublier, écrire pour m’accrocher aux jours qui passent. Certains vont s’enivrer. Moi je vais trinquer à l’arrivée des souvenirs. La solitude permet tous les excès, toutes les tentations, toutes les ivresses.

 » Votre solitude, difficile de la planquer. Mais sous le voile pudique et secret de votre âme, de votre coeur, ce mélange de rêves, d’angoisses, d’illusions. En creusant, vous allez découvrir les mots justes qui vont reconstituer le puzzle de votre vie. Ecrivez pour vous sentir libres ! Délivrez-vous de ce qui vous enserre… »

Quelques critiques

Soirée très sympathique passée avec un écrivain qui a su passer de la plume à la parole pour exprimer sa passion de l’écriture, le tout dit avec ses tripes, sa sincérité, enfin avec les mots qu’il faut pour tenter de nous bousculer chacun au plus profond de soi ou nous épater. Merci Didier  

Ecrire, penser : états qui sont devenus en quelque sorte un  »privilège » dans notre société qui court après le futile, l’éphémère, le superficiel.

Au très modeste niveau qui est le mien, je fais partie des gens qui écrivent pour penser et/ou qui pensent en écrivant et/ou peut-être les deux. Raison pour laquelle j’étais présent ce mercredi 04/08/2011. Le titre et le petit résumé de la pièce m’avaient parlé et je n’ai pas été déçu, bien au contraire… 

Très intimiste, cette  »petite » pièce sans chichi et sans fioritures superfétatoires, ravira celles et ceux qui sont sensibles à l’écriture en tant que geste salvateur, libératoire, jubilatoire.                            

Globalement, le déroulé et le contenant de la pièce m’ont ravi, malgré les deux mégères qui étaient en face de moi et qui manifestement n’avaient rien à faire là !

Cela fait du bien de pouvoir souffler de façon intelligente dans un  »petit’ théâtre comme le Pandora, un lieu que je connaissais vaguement de nom mais où je n’avais jamais été.

« L’écriture ou la vie » : avait titré le célèbre écrivain Jorge Semprun dans l’un de ses livres. Un magnifique titre qui, toutes proportions gardées, pourrait peut-être coller à cette pièce.

Venez vous aussi découvrir cet artiste sur scène que j’ai eu l’avantage de voir en province ! Il sait faire partager son enthousiasme pour l’écriture. Le public est vite conquis par la richesse du texte. Des débuts prometteurs. Beaucoup de conviction, d’émotions et d’humour.

 

 

SITE DE MISS PURPLE

www.miss-purple1.fr

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