En rêve

En rêve on se rencontre, On s’aime, on se complète. On ne va pas plus loin Que dans l’autre et dans soi. Eugène Guillevic

L’utopie

Il y a de l’utopie Dans le brin d’herbe Et sans cela Il ne pousserait pas. Il y a de l’utopie Dans l’azur Et même Dans un ciel gris. Toi sans utopie Tu n’écrirais pas Puisqu’en écrivant, Ce que tu cherches C’est mieux connaître Où te mène ton utopie. Eugène Guillevic

Assauts du vent

Seul l’arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux, car c’est dans cette lutte que ses racines, mises à l’épreuve, se fortifient. Sénèque

Apprendre

C’est un métier que d’apprendre à vivre heureusement et à mourir sans crainte et sans regrets. Montaigne

Imperfection

Nous sommes tous intrinsèquement limités, par la durée de notre existence, par nos capacités physiques comme mentales. Mais notre erreur c’est de croire que cette limitation implique nécessairement notre imperfection. Etienne Jalenques

La poésie

Ce n’est pas le mot qui fait la poésie, c’est la poésie qui illustre le mot. L’alexandrin est un moule à pieds. On n’admet pas qu’il soit mal chaussé, traînant dans la rue des semelles ajourées de musique. La poésie contemporaine qui fait de la prose en le sachant, brandit le spectre de l’alexandrin comme…Continue reading La poésie

Unifié

Rétablir l’aise, renouer avec le «Paradis», c’est se sentir à nouveau unifié, même avec ses bourrasques intimes. Denise Desjardins

Avec son esprit

La pratique du journal permet d’affiner l’expression de ses sentiments, de ses sensations, de ses idées. Ceux qui se plaignent de ne pouvoir mettre des mots sur ce qu’ils ressentent gagneraient à écrire un journal. Revenir sur le temps écoulé, consigner ses pensées, noter ses gains existentiels quotidiens, connaître, donc, les pertes existentielles quotidiennes, “régler…Continue reading Avec son esprit

L’exil

Les yeux en pleurs, tu me demandesOù je vais, et pourquoi je pars.Je n’en sais rien ; les mers sont grandes ;L’exil s’ouvre de toutes parts. Victor Hugo

L’écriture

Je suis peut-être naïve, mais il me semble que l’écriture réclame une certaine humilité et que les écrivains sont toujours amenés à avouer leurs faiblesses, leurs failles, leurs blessures. La matière première de l’écriture doit venir de là, non ? De ces trous de l’âme d’où s’écoulent nos souffrances. Anne-Laure Bondoux