J’ai gravé l’avenir

J’ai traversé des seuils rencontré le partage J’imaginais des sons des saveurs des reflets J’inventais une durée par-delà tout naufrage J’ai gravé l’avenir dans la moelle du passé Je réduisais les murs Transperçai les enceintes J’ai aimanté les mots J’ai dansé le silence Sur les nervures du temps J’ai comblé d’herbes Les gouffres les brèches…Continue reading J’ai gravé l’avenir

Au cœur de la nuit

Dans un hôpital, même au cœur de la nuit, le silence n’existe pas. Il est toujours peuplé de claquements de portes, de roulements de chariots, du couinement des sabots en caoutchouc sur le carrelage, des voix des télévisions dans les chambres, d’appels, de rires parfois, de cris aussi. Pourtant, au-delà de tous ces bruits, Augustin…Continue reading Au cœur de la nuit

Le passé

Quand on parle de l’amour du passé, il faut faire attention, c’est de l’amour de la vie qu’il s’agit ; la vie est beaucoup plus au passé qu’au présent. Le présent est un moment toujours court et cela même lorsque sa plénitude le fait paraître éternel. Quand on aime la vie, on aime le passé…Continue reading Le passé

La douleur

Ainsi, la douleur, le plus constant de nos sentiments, ne serait vive qu’à sa première irruption ; et ses autres atteintes iraient en s’affaiblissant, soit par notre accoutumance à ses crises, soit par une loi de notre nature qui, pour se maintenir vivante, oppose à cette force destructive une force égale mais inerte, prise dans…Continue reading La douleur