Pulsion de vie

Le seul endroit sur terre dont je peux revendiquer l’appartenance est le périmètre de ma peau. C’est là le seul, le vrai lieu qui est mien. Et le désir qui le hante, l’appétit, la souveraine pulsion de vie, me rappellent à chaque instant ses contours, ses reliefs, sa présence. Loo Hui Phang

L’absence

Comment vais-je survivre à cette  ? Comment font les autres ? Des gens meurent, tout le temps. Tous les jours. Toutes les heures. Le monde entier est rempli de familles fixant du regard des lits dans lesquels plus personne ne dort, des chaussures que plus personne n’utilise. De familles qui n’ont désormais plus à acheter…Continue reading L’absence

Rien ne s’efface

« On n’oublie rien de rien, on s’habitue, c’est tout. » C’est faux. On ne s’habitue pas. On continue, c’est tout. S’habituer, ce serait effacer, ou gommer légèrement, ou encore accepter ce qui est arrivé. Rien ne s’efface et je n’accepte rien. À moins que s’habituer signifie « finir par se sentir responsable ». En…Continue reading Rien ne s’efface

L’arbre

L’arbre n’a pas de morale à te proposer, n’a pas de message à te délivrer. Sa force, sa majesté, sa vie — si tu espères encore tirer quelque sens, quelque courage, de ces anciennes métaphores — ce ne sont jamais que des images, des bons points, aussi vains que la paix des champs, que la…Continue reading L’arbre

L’amour fidèle

Et si l’usure du couple, c’était avant tout l’usure de soi ? Que l’on fait payer à l’autre. Un sous-produit de nos lâchetés. Lacan s’est planté : l’amour, ce n’est pas donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas, c’est donner ce qu’on devrait avoir à quelqu’un qui pourrait bien en vouloir…Continue reading L’amour fidèle