La femme, même dévêtue, reste vêtue d’elle-même et des signes de sa vie. Elle s’offre à la lecture; il faut apprendre du bout des doigts à lire et à déchiffrer ce solfège. On peut la dévêtir d’innombrable fois en étant assuré de la découvrir toujours.
Jean-Pierre Otte
Catégorie : Citations
Le charme de la femme
Le charme de la femme, quand celle-ci n’est pas rabaissée par toutes sortes de conditions extérieures, vient de ce qu’elle est la magique transformatrice, virtuellement capable de tout retourner en grâce aérienne, et aucune tentative de l’avilir n’y peut rien. Elle est chair certes, mais combien cette chair se transmue sans cesse en murmures, en parfums, en radiance, en ondes infinies dont il importe de ne pas étouffer la musique.
François Cheng
La vie !
La vie aurait tort de se gêner: quoiqu’elle nous maltraite, on y tient tellement.
André Blanchard
Les amusements
Les amusements sont comme le laudanum : ils nous élèvent au-dessus de la misère et de la douleur, bien que ce soit seulement pour un instant.
Carlos Ruiz Zafón
Le présent
Penser, c’est s’extraire du présent pour aller pêcher dans les eaux du passé ou du futur. Pourtant, l’expérience s’inscrit toujours dans le présent.
Francesc Miralles
Se passer des autres
Il faut de fameuses provisions de génie ou de vertu pour se passer des autres.
Adrienne Choquette
J’écoute la nuit
J’écoute la nuit s’ancrer en mon âme insomnieuse, les rides fissurer mes tempes et les blanches filandres de l’angoisse tisser leur toile autour de mon souffle.
Yasmina Khadra
Promptitude
Aucune raison cartésienne ne doit nous contraindre à aller vite. Il n’y a point de vite, du moins dans le sublime, et point de récompense ou de prévalence à composer avec cette promptitude péremptoire.
Alain Corbellari
Les Copains d’abord – Georges Brassens
https://youtu.be/rslShTbqNbo
Qui sommes-nous ?
Qui sommes-nous au juste ? Ce que nous avons été ou bien ce que nous aurions aimé être ? Le tort que nous avons causé ou bien celui que nous avons subi ? Les rendez-vous que nous avons ratés ou les rencontres fortuites qui ont dévié le cours de notre destin ? Les coulisses qui nous ont préservés de la vanité ou bien les feux de la rampe qui nous ont servi de bûchers ? Nous sommes tout cela en même temps, toute la vie qui a été la nôtre, avec ses hauts et ses bas, ses prouesses et ses vicissitudes ; nous sommes aussi l’ensemble des fantômes qui nous hantent. .. nous sommes plusieurs personnages en un, si convaincants dans les différents rôles que nous avons assumés qu’il nous est impossible de savoir lequel nous avons été vraiment, lequel nous sommes devenus, lequel nous survivra.
Yasmina Khadra
