Les beaux récits doivent avoir des héros purs. En revanche, les esprits pragmatiques, ceux qui cherchent à s’accommoder des contraintes du réel, se prêtent mal à l’art narratif.
Tzvetan Todorov
Les beaux récits doivent avoir des héros purs. En revanche, les esprits pragmatiques, ceux qui cherchent à s’accommoder des contraintes du réel, se prêtent mal à l’art narratif.
Tzvetan Todorov
L’amour fait se rencontrer et se heurter deux plaisirs essentiels mais contraires : le plaisir de s’attacher et le plaisir d’ être libre.
Jacques Salomé
Nous nous accrochons à l’espoir de l’amour éternel en niant sa validité éphémère. C’est moins douloureux de se dire « je suis superficiel », « elle est égocentrique », « nous n’arrivions pas à communiquer », « c’était purement physique », que d’accepter le simple fait que l’amour est une sensation passagère, pour des raisons qui échappent à notre contrôle et à notre personnalité.
Stephen Vizinczey
Les poèmes sont des aveux parsemés de vérités cachées, édulcorées par la pudeur ou la honte.
Jean Daniel
Une confidence trop partagée, comme un flacon ouvert, perd tout son parfum.
Anne Barratin
La vraie rébellion c’est de jouir de l’existence quelles que soient les circonstances.
Riikka Pulkkinen
“Orgasme” est trop proche “d’organe” pour être un tant soit peu synonyme “d’extase”. Dans l’extase nous sommes proches de Dieu.
Paul Avignon
Ce n’est pas la distance qui mesure l’éloignement. Le mur d’un jardin de chez nous peut enfermer plus de secrets que la muraille de Chine, et l’âme d’une petite fille est mieux protégée par le silence que ne le sont, par l’épaisseur des sables, les oasis sahariennes.
Saint-Exupéry
Un pommier de Normandie, au printemps, se fait l’amour par cent mille fleurs. Comment peut-on croire que les plantes n’ont pas de sensibilité quand elles expriment d’une façon si fantastique la plus grande joie du monde ?
René Barjavel
Les mots sont comme les glands. Chacun d’eux ne donne pas un chêne, mais si vous en plantez un nombre suffisant, vous obtiendrez sûrement un chêne tôt ou tard.
William Faulkner