Art et poésie, voilà les deux ailes de notre âme. Que la note soit terrible ou délicieuse, elle éveille l’instinct sublime engourdi qui s’ignore, ou le renouvelle quand elle le trouve épuisé par la fatigue et la tristesse.
George Sand
Catégorie : Citations
Souffrir
Nous avons tous la prétention de souffrir beaucoup plus que les autres.
Honoré de Balzac
Parmi les étoiles admirées
Parmi les étoiles admirées, mouillées
par des fleuves différents et par la rosée,
j’ai seulement choisi l’étoile que j’aimais
et depuis ce temps-là je dors avec la nuit.
Parmi les vagues, une vague, une autre vague,
vague de verte mer, branche verte, froid vert,
j’ai seulement choisi l’unique et seule vague
et c’est la vague indivisible de ton corps.
Vers moi toutes les gouttes, toutes les racines
et tous les fils de la lumière sont venus,
que ce soit aube ou crépuscule ils sont venus.
Je n’ai voulu que ta chevelure pour moi.
Et de toutes les offrandes de la patrie
je n’ai choisi que celle de ton coeur sauvage.
Pablo Neruda
La suggestion
La suggestion consiste à faire dans l’esprit des autres une petite incision où l’on met une idée à soi.
Victor Hugo
L’amour maternel
L’amour maternel ne peut être confiné dans la mièvrerie ou la naïveté, comme le voudraient certains. L’amour maternel est le moins mièvre des sentiments. C’est avant tout un acte de résistance contre la férocité du monde.
Françoise Lefèvre
Les mères
es mères n’ont pas de rang, pas de place. Elles naissent en même temps que leurs enfants.
Christian Bobin
Les yeux de ma mère – Arno (live)
https://youtu.be/2rrYrTQUlY0
Absence
Je te quitte et m’en vais avec ta propre haleine ;
je suis la moiteur de ton corps qui s’évapore .
Je te quitte et m’en vais avec sommeil et veille,
et dans ton souvenir le plus clair je m’efface .
Et je deviens dans ta mémoire comme ceux
Qui dans les plaines et les bois ne sont pas nés.
Serais-je sang et je m’en irais dans les paumes
de tes mains au travail, dans ta bouche de moût.
Serais-je tes entrailles, je serais brûlée
dans tes pas que jamais, plus jamais, je n’entends,
et dans ta passion qui tonitrue dans la nuit
comme dans leur démence les mers esseulées.
Oui, tout nous quitte, tout nous quitte !
Gabriela Mistral
La mémoire insoumise
On ne se rappelle jamais quand quelqu’un ne vous aime plus, sa voix, avant, disant Je t’aime, on se rappelle sa voix disant Il fait froid ce soir ou Ton chandail est trop long. On ne se rappelle pas un visage bouleversé par le plaisir, on se rappelle un visage distrait, hésitant, sous la pluie. Comme si la mémoire était, tout autant que l’intelligence, délibérément insoumise aux mouvements du coeur.
Françoise Sagan (Le lit défait)
