Visible, nous le verrions le poète voyant, il nous verrait et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d’être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
René Daumal (Cahiers)
Catégorie : Pensées
Ma mère, c’était ma vie
Ma mère, c’était ma vie, mon ancrage, ma boussole. J’étais très attachée à elle. J’ai envie de laisser à mes enfants petits et grands, son histoire, qui elle était et d’une certaine manière l’immortaliser. C’est aussi un exutoire pour moi, cela me fait du bien de la rendre immortelle. Je crois qu’elle était exceptionnelle pour moi évidemment comme chaque mère l’est pour tout un chacun mais sa vie est un film au fond. On réalise avec l’âge d’où on vient et le pourquoi des choses. On se rend compte avec le temps à quel point certaines personnes sont exceptionnelles de par le parcours qu’elles ont eu.
Sylvie Vartan
Concert Live / Violon / Philippe Caillaud
https://youtu.be/ifeHMdfsibE
L’amour parfume les souvenirs
L’amour parfume les souvenirs des hommes et des femmes, il enchante de son souffle chaque aspiration de nos poumons. L’amour est exaltation du temps présent, notre délectation atavique pour l’éternité.
Yves Simon
Philosopher
Philosopher n’est qu’une façon de raisonner la mélancolie.
Louise de Vilmorin
Harmonie du soir
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige…
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
Charles Baudelaire – Les Fleurs du mal
Concert Live / Violon / Philippe Caillaud
https://youtu.be/ifeHMdfsibE
Interrogations muettes
Il y a des hommes passés maîtres dans l’art d’entendre les interrogations muettes.
Camille Laurens
Les gifles de mots
Les gifles de mots sont parfois bien plus douloureuses que les gifles de mains.
Anne Icart
Ton absence
Tu n’as d’existence qu’au travers de ton empreinte sur la mienne. T’écrire, ce n’est rien d’autre que faire le tour de ton absence. Décrire l’héritage d’absence. Tu es une forme vide impossible à remplir d’écriture.
Annie Ernaux
