Les mots

Il fallait, au contraire, rappeler ce que nous devons aux mots, nous qui les respectons si mal alors qu’ils sont nos plus vieux, nos plus divers et nos plus fidèles amis. D’accord, c’est nous, les humains qui avons créé les mots. Mais eux, en retour, ils n’ont pas cessé de nous inventer. Que serait l’amour…Continue reading Les mots

Accéder à l’autre

Comment découvrir la porte d’entrée des êtres et des choses ? Comment accéder à l’autre, à tout ce qui n’est pas moi, à tout ce qui m’échappe et m’abandonne à la solitude ? Oui, je vais perdre ceux que j’aime. Oui, je vais mourir. Mais à cette certitude s’ajoute une grâce ou une énigme. Il…Continue reading Accéder à l’autre

L’espoir

L’espoir est plus qu’un sentiment, mieux qu’une force, plus fort qu’une certitude. L’espoir c’est la personne qui s’éveille dans nos abysses et fait corps avec notre inconscient. Comme une volonté mystique, la transcendance d’une part de nous que l’on ignorait posséder. Brian B. Merrant

Sans les mots

Nous n’avons à notre disposition que des mots usés. Ils se mettent parfois en travers du chemin, d’autres fois, ils ne suffisent pas mais, sans eux, il n’y aurait pas d’histoire, rien que le mutisme têtu des choses et des instants qui passent fugacement. Sans les mots, nous ne sommes personne. Sans les mots Jens…Continue reading Sans les mots

Les mots

Les mots s’adressent toujours à quelqu’un. Sinon, ils restent dans le dictionnaire à attendre qu’il cesse de pleuvoir. On a le droit de s’en saisir à condition de les retransmettre tout de suite. On ne peut pas les garder pour soi, sinon, là, ils sont insignifiants. Jens Christian Grondahl

Ecrire un livre

Tu voulais savoir comment c’est d’écrire un livre. C’est fatigant ! C’est comme s’obliger à traverser un désert: de longues étapes sans une seule goutte d’eau, sans un arbre sous lequel se reposer. Puis tu arrives dans une oasis : le langage coule à flots, chaque feuille s’ouvre, tout veut devenir poésie. Ecoute-les, elles chantent…Continue reading Ecrire un livre

Sans solitude

Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d’ombreux et d’invisible, sans mémoire de l’animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n’y a pas de joie. Pascal Quignard