Pourquoi ce besoin angoissé de cause ? On se trouve ainsi ramené aux sources de l’étonnement schopenhauérien, mais les termes de la question se sont inversés : on ne se demande plus pourquoi il y a un monde, mais d’où provient le besoin de lui attribuer une cause. Clément Rosset
Catégorie : Citations
Respect
« Résistez au besoin maladif d’avoir toujours raison. Abandonnez votre rôle de planificateur et d’horloge parlante. Agissez quand vous le jugez nécessaire, mais le reste du temps, ne faites rien. Ne dites rien. Vous en inspirerez d’autant plus de respect. » Dominique Loreau
Une différence
La pluie est le mot de passe de ceux qui ont le goût pour une certaine suspension du monde. Dire que l’on aime la pluie, c’est affirmer une différence. Martin Page
La pluie
Il pouvait parler de la pluie pendant des heures. Il trouvait que c’était une preuve de la sensibilité du ciel. Une preuve que le monde avait un cœur. David Foenkinos
La nuit
J’aime la solitude de la nuit dans les maisons. On dirait qu’elle est rentrée se mettre à l’abri du vent, pelotonnée dans un coin. On la caresse si on veut, on la sort, on la laisse dans son coin, on lui dit « dors », elle dort. C’est un animal, la nuit, la solitude dans…Continue reading La nuit
Etre soi
On ne sait rien de soi. On croit s’habituer à être soi, c’est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses. Ce n’est pas un problème. Où est l’inconvénient de vivre la vie d’un inconnu ? Cela vaut peut-être…Continue reading Etre soi
Une icône
Aimer comme on écrit une icône. On l’écrit avec du temps, du temps infini, avec des couleurs comme du rouge, de l’orange, du brun, avec des traces d’or et infiniment d’amour. Gaëlle Josse
Nos pensées
Avec tout ce qui nous est extérieur et échappe à notre volonté, on serait au moins en droit d’espérer que nos pensées soient un dernier bastion d’indépendance. Lydia Millet
Déjeuner sur l’herbe
Moi je dis que la loi cruelle de l’art est que les êtres meurent et que nous-mêmes mourions en épuisant toutes les souffrances, pour que pousse l’herbe non de l’oubli mais de la vie éternelle, l’herbe drue des oeuvres fécondes, sur laquelle les générations viendront faire gaiement, sans souci de ceux qui dorment en dessous,…Continue reading Déjeuner sur l’herbe
Les mots
Lire, vivre où mènent les mots. Leur apparition est écrite. Leurs sonorités concertées. Leur ébranlement se compose, d’après une méditation antérieure, et il se précipiteront en groupes magnifiques et purs, dans la résonance. Paul Valéry
