L’écrit

Je me suis dit qu’on écrivait toujours sur le corps mort du monde et, de même, sur le corps mort de l’amour. Que c’était dans les états d’absence que l’écrit s’engouffrait pour ne remplacer rien de ce qui avait été vécu ou supposé l’avoir été, mais pour en consigner le désert par lui laissé. Marguerite…Continue reading L’écrit

La cause

Pourquoi ce besoin angoissé de cause ? On se trouve ainsi ramené aux sources de l’étonnement schopenhauérien, mais les termes de la question se sont inversés : on ne se demande plus pourquoi il y a un monde, mais d’où provient le besoin de lui attribuer une cause. Clément Rosset

Respect

« Résistez au besoin maladif d’avoir toujours raison. Abandonnez votre rôle de planificateur et d’horloge parlante. Agissez quand vous le jugez nécessaire, mais le reste du temps, ne faites rien. Ne dites rien. Vous en inspirerez d’autant plus de respect. » Dominique Loreau

La nuit

J’aime la solitude de la nuit dans les maisons. On dirait qu’elle est rentrée se mettre à l’abri du vent, pelotonnée dans un coin. On la caresse si on veut, on la sort, on la laisse dans son coin, on lui dit « dors », elle dort. C’est un animal, la nuit, la solitude dans…Continue reading La nuit

Etre soi

On ne sait rien de soi. On croit s’habituer à être soi, c’est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses. Ce n’est pas un problème. Où est l’inconvénient de vivre la vie d’un inconnu ? Cela vaut peut-être…Continue reading Etre soi

Déjeuner sur l’herbe

Moi je dis que la loi cruelle de l’art est que les êtres meurent et que nous-mêmes mourions en épuisant toutes les souffrances, pour que pousse l’herbe non de l’oubli mais de la vie éternelle, l’herbe drue des oeuvres fécondes, sur laquelle les générations viendront faire gaiement, sans souci de ceux qui dorment en dessous,…Continue reading Déjeuner sur l’herbe