Le bonheur

L’orgasme est au corps physique ce que le bonheur est à notre corps spirituel. C’est la sensation brève et accablante, l’illumination que recherchent les mystiques et les poètes. On ne peut être heureux pendant des jours ou des années entières. Pas même quelques heures de suite. Dostoïevski le décrit comme un prélude à l’épilepsie, Rilke…Continue reading Le bonheur

Un rêveur

Un rêveur n’est pas un homme, c’est un être neutre ; il vit dans une ombre perpétuelle comme s’il se cachait même du jour ; il s’incruste dans son trou comme un escargot ou plutôt il ressemble davantage encore à la tortue, qu’en pensez-vous ? Fiodor Dostoïevski

Le roman

Faire concurrence à l’état-civil, cette formule trop répétée de Balzac résume une première direction d’ambition. Le roman qui veut énoncer intégralement la totalité de l’existence, ou du moins le tableau complet de l’époque, sera touffu et inclusif avant tout. Dans son désir de tout embrasser et de tout engranger, il accueillera, il développera, et surtout…Continue reading Le roman

La vérité

Ce qui est beau, c’est d’écrire sans réfléchir. Surtout lorsqu’on n’est plus maître de soi. Alors les mots se délient, et ne reste plus que la vérité. Mais ce soir, la vérité est floue et contenue, enfermée dans une sorte de pudeur indéchiffrable. La peur ? Peut-être. Morgane Ortin

Théorie

Théorie des petites cuillères de Christine Miserandino. Selon cette théorie, une personne en situation de handicap et/ou atteinte de maladie chronique dispose d’un stock limité de petites cuillères (=d’énergie) pour réaliser toutes les tâches du quotidien. Julie Dachez

Et si tu écrivais

Et si tu écrivais l’arbre des mémoires entendrais-tu ces voix proches qui te racontent comme des feuilles frêles dans la chambre du passé un murmure que tu confonds avec les vagues, entendrais-tu ces voix qui soulèvent les décombres pénètrent la forêt de saisons pour empoigner tes mots entendrais-tu cette voix blottie contre la tienne qui…Continue reading Et si tu écrivais

Des écrivains

Le jeu, en déréalisant notre vie, achevait de nous convaincre qu’elle ne nous contenait pas. Nous n’appartenions à aucun lieu, aucun pays, aucune classe, aucune profession, aucune génération. Notre vérité était ailleurs. Elle s’inscrivait dans l’éternité et l’avenir la révélerait : nous étions des écrivains. Simone de Beauvoir