L’existence d’un passage

Personne ne regarde les vieux planchers, personne ne scrute son quotidien usé avec l’espoir que s’y révèle une trappe secrète, le démarrage d’un escalier, les ténèbres d’un espace inconnu. Il suffit peut-être de surveiller la surface de son quotidien, d’avoir suffisamment de sensibilité pour détecter l’existence d’un passage, pour identifier la nécessité de s’y faire…Continue reading L’existence d’un passage

L’enfance

L’enfance…c’était le temps où, le plus souvent silencieux, nous ressentions, observions sans l’écran du savoir et des mots, où tous nos sens étaient en éveil, où nous étions sensuels et visionnaires, où nous inventions le monde. Jean-Bertrand Pontalis

La belle Maguelonne

Mais la plus belle de toutes les étoiles, maîtresse, c’est la nôtre, c’est l’Etoile du Berger, qui nous éclaire à l’aube quand nous sortons le troupeau, et aussi le soir quand nous le rentrons. Nous la nommons encore Maguelonne, la belle Maguelonne qui court après Pierre de Provence (Saturne) et se marie avec lui tous…Continue reading La belle Maguelonne

Flâneries

Des murs chutent, des tours s’effondrent, mais dans quelle mesure ces événements changent-ils nos vies? En revanche, à travers le rétrécissement des trottoirs, c’est notre relation à la rêverie qui est bouleversée en profondeur. Si nous ne flânons plus, nous ne pouvons plus contempler le monde de la même façon. Florian Zeller  

La lecture du monde

Parce que voir, cela signifie percevoir des différences, et, dès que les différences s’uniformisent en un quotidien prévisible, le regard court sur une surface lisse et sans prises. Voyager ne sert pas beaucoup à comprendre, mais sert à réactiver pendant un instant l’usage des yeux : la lecture du monde. Italo Calvino