Le parfait lecteur est celui qui supprime la logique, le bon sens, la suffisance et le scepticisme. Il se laisse totalement prendre par le texte, il le vit.
Norman Manea
Le parfait lecteur est celui qui supprime la logique, le bon sens, la suffisance et le scepticisme. Il se laisse totalement prendre par le texte, il le vit.
Norman Manea
Les vaccins de la vie sur les bleus de nos cœurs ont la mélancolie des sols bémols mineurs.
Hubert Félix Thiéfaine
Je t’aime passionnément…et je t’aime paisiblement…peut-être est-ce cela l’amour éternel, ce mélange de paix et de feu.
Julie Maroh
Visible, nous le verrions le poète voyant, il nous verrait et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d’être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
René Daumal (Cahiers)
Ma mère, c’était ma vie, mon ancrage, ma boussole. J’étais très attachée à elle. J’ai envie de laisser à mes enfants petits et grands, son histoire, qui elle était et d’une certaine manière l’immortaliser. C’est aussi un exutoire pour moi, cela me fait du bien de la rendre immortelle. Je crois qu’elle était exceptionnelle pour moi évidemment comme chaque mère l’est pour tout un chacun mais sa vie est un film au fond. On réalise avec l’âge d’où on vient et le pourquoi des choses. On se rend compte avec le temps à quel point certaines personnes sont exceptionnelles de par le parcours qu’elles ont eu.
Sylvie Vartan
https://youtu.be/ifeHMdfsibE
L’amour parfume les souvenirs des hommes et des femmes, il enchante de son souffle chaque aspiration de nos poumons. L’amour est exaltation du temps présent, notre délectation atavique pour l’éternité.
Yves Simon
Philosopher n’est qu’une façon de raisonner la mélancolie.
Louise de Vilmorin
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige…
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
Charles Baudelaire – Les Fleurs du mal
https://youtu.be/ifeHMdfsibE