Regarder par la fenêtre

Regarder par la fenêtre, à condition qu’il ne passe pas grand chose dehors, est un excellent moyen de développer l’imagination. Meilleur sans doute que la lecture. La plupart des livres sont nés de l’ennui, parce qu’une fenêtre ne donnait sur rien d’intéressant. Mieux vaut étudier les sources que les commentaires. Andrzej Stasiuk

Proust et toi

Proust et toi vous avez encore en commun l’extrême sensibilité artistique, la passion pour tous les arts, littérature, musique, peinture, la procrastination, le report indéfini du moment où vous allez vous mettre au travail, le tempérament inquiet en amour, la jalousie, la soif de possession, les fantômes qui s’emparent de votre imagination et ne vous…Continue reading Proust et toi

L’art de l’introspection

Le freudisme, en effet, en inventant l’inconscient, a donné un nouvel élan à l’art de l’introspection. Voilà chaque existence dotée, grâce à cette chambre d’écho inépuisable, d’une profondeur inattendue. Inflation inédite du commentaire : de même que les rêves sont cette profusion d’intrigues que nous offre le cerveau rien qu’en dormant, nos conduites les plus…Continue reading L’art de l’introspection

Le destin

Le destin, cela ne préoccupe que les gens qui veulent rendre responsable de leurs actes une instance qui se niche dans un au-delà hors de leur portée. Ce n’est ni plus ni moins qu’une tentative de redistribution des charges, mais, au final, c’est une manière de se mentir gravement à soi-même. Charlotte Link

L’existence d’un passage

Personne ne regarde les vieux planchers, personne ne scrute son quotidien usé avec l’espoir que s’y révèle une trappe secrète, le démarrage d’un escalier, les ténèbres d’un espace inconnu. Il suffit peut-être de surveiller la surface de son quotidien, d’avoir suffisamment de sensibilité pour détecter l’existence d’un passage, pour identifier la nécessité de s’y faire…Continue reading L’existence d’un passage

L’enfance

L’enfance…c’était le temps où, le plus souvent silencieux, nous ressentions, observions sans l’écran du savoir et des mots, où tous nos sens étaient en éveil, où nous étions sensuels et visionnaires, où nous inventions le monde. Jean-Bertrand Pontalis