Sans garantie

Ce n’est pas chez moi une idée, une intention, même un sentiment, c’est une pratique. Ça suppose, dans la pratique, d’aller vers ce qu’on aime sans garantie, sans bouclier, sans penser qu’on pourrait avoir à se défendre. L’idée même de garantie pourrit à mon sens tout sentiment ou élan sincère. Cela sous-entend bien sûr la foi (insensée, diraient certains) en son semblable, l’espoir fou qu’il me sera rendu la même chose. Comment savoir si la tendresse existe vraiment si on ne prend pas le risque de l’appeler en baissant toutes les armes?
Anny Duperey

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