L’oubli

L’oubli n’était pourtant pas possible, nous connaissions ces lieux par coeur. Je me sentais vidée de toute force, entraînée, déportée. Aucune preuve, aucune trace, rien, absolument rien ne me permettait d’affirmer que ce passé avait existé.
La solitude et la fragilité de la mémoire me donnèrent le vertige, j’eus le sentiment de la dissolution.
Anne Philipe

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.