Quand on était heureux

Le piège, justement, c’est de croire qu’on est amarré. On prend des décisions, des crédits, des engagements et puis quelques risques aussi. On achète des maisons, on met des bébés dans des chambres toutes roses et on dort toutes les nuits enlacés. On s’émerveille de cette. .. Comment disait-on déjà ? de cette complicité. Oui, c’était ça qu’on disait, quand on était heureux. Ou quand on l’était moins. ..
Anna Gavalda

Un destin – Toulouse-Lautrec

Il ne fut jamais dupe. Ni des hommes ni des choses. Et de lui-même moins que de rien ou de personne. Sa vie fut un drame, une brève tragédie menée jusqu’à son terme en toute connaissance de cause, mais avec une telle discrétion, une telle horreur de la pitié -car un grand seigneur, voilà ce que fut, dans sa pleine force du terme, ce nabot disgracié- que même ceux qui le fréquentèrent n’en pressentirent pas toujours la douloureuse amertume. Jamais destin ne fut peut-être, en vérité, aussi clairement compris par celui qui l’assuma, ni vécu plus lucidement.

Henri Perruchot (La vie de Toulouse-Lautrec)

Que faire du couple ?

Nous avons besoin d’être aimés. Et d’aimer. Parce que sans une personne à nos côtés, nous ne sommes rien. Alors, que faire du couple ? Je n’ai pas de réponse. Je sais que, pour moi, l’autodérision est la solution à tout. Et que le silence, comme l’obscurité, peut être doux. Le silence est un langage. Et les couples ont de bonnes raisons de se taire.
Hanif Kureishi