Le monde appartient aux femmes

Le monde appartient aux femmes, il n’y a que des femmes, et depuis toujours elles le savent et elles ne le savent pas, elles ne peuvent pas le savoir vraiment, elles le sentent, elles le pressentent, ça s’organise comme ça. Les hommes ? Ecume, faux dirigeants, faux prêtres, penseurs approximatifs, insectes… Gestionnaires abusés… Muscles trompeurs, énergie […]

L’écriture des femmes

Deux lieux ont été propices à l’écriture : les couvents et les salons, le cloître et la conversation. Au Moyen Âge, les couvents favorisent la lecture, voire l’écriture des femmes au point que, à la fin du XVIIIe siècle, les femmes de la noblesse paraissent culturellement supérieures aux hommes qui guerroient aux croisades ou ailleurs. […]

Les femmes sont des tremplins

Parfois, il me semble que les femmes sont des tremplins vers le fabuleux. De la littérature guérisseuse qui fond dans un même souffle drame futile et comédie sérieuse. Ecrivaines pour la plupart non pratiquantes, elles produisent de la prose intérieure destinée à tromper leurs déceptions et à soigner leurs rêves.
Alexandre Jardin

Séduire

Je n’ai jamais été de ces femmes qui, pour séduire, remontent leur jupe ou laissent glisser une bretelle : c’est mon âme que j’exhibe et avec un instinct effroyable de ce qui plaira.

Jacqueline Harpman

Les mensonges

Peut-on comparer le bon gros mensonge masculin, stratégique, architecturé, aussi ancien que la réponse de Caïn, avec ces charmants petits mensonges de femmes dans lesquels on ne décèle aucune intention bonne ou mauvaise, ni même aucun espoir de profit ?

Lioudmila Oulitskaïa

Benoîte Groult a compté pour moi

Benoîte Groult a compté pour moi, je me souviens du jour, en 2012, où elle m’a dit être née sans avoir le droit de vote. Un témoignage qui rappelle combien ce droit de vote des femmes est un acquis récent. Dans son œuvre, me frappe sa capacité à percuter la réalité, à la mettre en mots simplement pour qu’elle surgisse et se révèle. Ainsi soit elle, c’est une écriture limpide qui nomme une réalité universelle qu’on méconnaît ou tente de taire. J’ai aimé en elle le combat féministe, mais aussi la romancière. Quand j’ai lu Les Vaisseaux du cœur, je lui ai téléphoné et lui ai dit que ce livre m’avait ému, bouleversé et que c’était un des plus beaux romans d’amour que je connaisse, elle m’avait répondu que ce compliment lui faisait plaisir, elle aimait qu’on retienne de son œuvre, outre le combat militant, également la littérature. Benoîte Groult n’a jamais cessé d’alerter les jeunes générations. Je retiens une de ses phrases : une féministe ne tue jamais personne, à laquelle j’ajoute qu’en revanche, dans notre pays, des machistes tuent tous les jours des femmes.

Caroline de Haas