Les ombres autrefois

Dans l’épuisement du matin
l’homme est courbé comme le saule
au bord de la rivière mauve
l’homme se prend la tête à deux mains

je me sens couler doucement
entre les roseaux de la rive
je ne rime plus je dérive
un papillon mon ultime compère

attrape un rayon de soleil
il ne sait rien de la durée
mais quant à moi j’ai trop duré
je demande que l’on me laisse

Jean-Claude Pirotte

7 commentaires sur “Les ombres autrefois

  1. non l’étincelle est trop belle pour la laisser passer elle ne brûle pas,elle éclaire la mélancolie des jours,des nuits..petit point lumineux qui se défend,se laisse aller et devient plus fort par la chaleur intérieure qui est en elle et,.si belle que l’on peut la voir au delà de la terre et du ciel.

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