Psychologie existentielle

L’objectif d’une psychothérapie (non freudienne) réussie serait non seulement de comprendre et de lutter contre sa propre destruction psychique mais aussi de vouloir une vie authentiquement libre. Ce projet sartrien de la liberté authentique est une « lucidité sèche qui est aussi une souffrance ». Sartre plaide pour la liberté originelle de l’homme, il « est » celui qui est responsable de sa propre vie, celui qui « s’engage », d’où ce drame qu’évoque Politzer : être responsable de soi ce n’est plus pourfendre les influences des autres, les « causes extérieures », c’est accepter que nous sommes, dans la fortune comme dans le mal-être, celui qui signe sa volonté de vivre ou non. L’homme n’est pas un élément passif qui subit les déterminismes quels qu’ils soient, génétiques, familiaux ou sociaux, il est celui qui existe par des constantes interactions. Je reste persuadé, avec Sartre que l’homme existe d’abord et se définit par sa vie.
 
Didier Pleux

Laisser un commentaire