Poème de Leonard Cohen

I loved you in the morning

our kisses deep and wild

your hair upon the pillow

like a sleepy golden storm

you know my love goes with you

as your love stays with me

it’s just the way it changes

like the shore line and the sea

but let’s not talk of love or chains

and things we can’t untie

your eyes are soft with sorrow

hey that’s no way to say goodbye

I’m not looking for another

as I wander in my time

but walk me to the corner

our steps will always rhyme

many loved before us

I know that we are not new

in cities and in forests

they smile like me and you

but now it’s come to distances

and both of us must try

your eyes are soft with sorrow

hey that’s no way to say goodbye

Leonard Cohen

Le hasard

Il y a toujours quelque chose de troublant dans l’idée que le hasard nous présente des visages qui ne nous disent rien sur le moment, que nous ne voyons même pas, mais qui un jour ou l’autre peuvent nous rattraper.

Michèle Lesbre

Peur du silence

Les gens parlent car ils ont peur du silence. Ils parlent machinalement, à haute voix ou chacun à part soi, ils se grisent de cette bouillie vocale qui englue tout objet et tout être. Ils parlent de la pluie et du beau temps, il parlent d’argent, d’amour, de rien. Et ils emploient, même quand ils parlent de leurs amours sublimes, des mots cent fois dits, des phrases usées jusqu’à la trame. Ils parlent pour parler. Ils veulent conjurer le silence…
Andreï Makine

La voix de son coeur

La femme est un monde mystérieux, incompréhensible. Elle se désintéresse de la logique ordinaire et n’écoute que la voix de son coeur. C’est pourquoi l’homme n’arrivera jamais à sa hauteur…
Duong Thu Huong