Les portes du silence

Lire, c’est ouvrir les portes du silence, y pénétrer à pas feutrés, le coeur battant, et miser gros sur l’inconnu. Ce qu’on apprend dans les livres de Christian Bobin, c’est la grammaire du silence. Et cette langue n’a point de fin. Et elle me console. Souvent. Yanick Lahens

Une recherche de vérité

L’écriture doit être une recherche de vérité, sinon elle n’est rien. Si à travers l’écriture, tu ne cherches pas à te connaître, à fouiller ce qui t’habite, ce qui te constitue, à rouvrir tes blessures, à gratter, creuser avec les mains, si tu ne mets pas en question ta personne, ton origine, ton milieu, cela…Continue reading Une recherche de vérité

L’orgueil

Il est beau d’être un grand écrivain, de tenir les hommes dans la poêle à frire de sa phrase et de les y faire sauter comme des marrons. Il doit y avoir de délirants orgueils à sentir qu’on pèse sur l’humanité de tout le poids de son idée. Mais il faut, pour cela, avoir quelque…Continue reading L’orgueil

Le hasard

Les personnes qui croisent votre route ne sont jamais là par hasard pour vous, comme vous ne l’êtes pas pour elles. Il y a toujours un sens à leurs paroles, leur présence, leurs actions, qui orienteront votre vie un peu ou radicalement, sans même parfois que vous ne vous en rendiez compte. Et souvent d’ailleurs,…Continue reading Le hasard

Le silence

En moi un immense silence, qui ne cesse de croître. Tout autour, un flux de paroles qui vous épuisent parce qu’elles n’expriment rien. Il faut être toujours plus économe de paroles insignifiantes pour trouver les quelques mots dont on a besoin. Le silence doit nourrir de nouvelles possibilités d’expression. Etty Hillesum

Des mots

Je voudrais n’écrire que des mots insérés organiquement dans un grand silence, et non des mots qui ne sont là que pour dominer et déchirer ce silence. En réalité les mots doivent accentuer le silence. […] les mots ne devraient servir qu’à donner au silence sa forme et ses limites. Etty Hillesum

Pulsion de vie

Le seul endroit sur terre dont je peux revendiquer l’appartenance est le périmètre de ma peau. C’est là le seul, le vrai lieu qui est mien. Et le désir qui le hante, l’appétit, la souveraine pulsion de vie, me rappellent à chaque instant ses contours, ses reliefs, sa présence. Loo Hui Phang