J’ai glissé hors du monde

Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J’ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un oeuf. Il faut croire que je n’étais pas indispensable. J’aurais voulu être indispensable. A quelque chose ou à quelqu’un. A propos, je t’aimais. Je te le dis à présent parce que ça n’a plus d’importance.
Jean-Paul Sartre

Un commentaire sur “J’ai glissé hors du monde

  1. J’espère bien que quand je glisserai hors du monde, je ne manquerai à personne.
    C’est tellement rassurant de savoir que tout va continuer, sans moi.
    Je ne suis pas indispensable ? Tant mieux ! Cela enlève une charge mentale, la dette envers ses parents, ses enfants, son conjoint… Ouf !
    Merci Sartre, et merci Didier de ces partages.
    Moi aussi je vous aime, les humains… Est-ce que cela à vraiment de l’importance ? Oui pour moi… Cela en a !

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