La légèreté

La légèreté, elle est partout, dans l’insolente fraîcheur des pluies d’été, sur les ailes d’un livre abandonné au bas d’un lit, dans la rumeur des cloches d’un monastère à l’heure des offices, une rumeur enfantine et vibrante, dans un prénom mille et mille fois murmuré comme on mâche un brin d’herbe, dans la fée d’une…Continue reading La légèreté

Que propose la littérature ?

La littérature m’apparaît de plus en plus comme une maladie, un virus étrange qui vous sépare des autres et vous pousse à accomplir des choses insensées (comme de s’enfermer pendant des heures avec du papier au lieu de faire l’amour avec des êtres à la peau douce). Il y a là un mystère que je…Continue reading Que propose la littérature ?

Retour vers des sources

Mauvaises herbes, mauvaises pensées : elles ravagent obscurément, elles apparaissent périlleuses, d’une insidieuse stérilité. Entendez par là : indésirables, inconvenantes, subversives, contraires à l’ordre établi, à la culture autorisée. De mauvaise graine, elles ne conduisent qu’à nous marginaliser. Pourtant, dans l’impasse où nous sommes, dans l’étiage même de l’existence et la stagnation du temps, ne…Continue reading Retour vers des sources

Les Ombres errantes

Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d’ombreux et d’invisible, sans mémoire de l’animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n’y a pas de joie. Pascal Quignard

Ce miroir critique

Longtemps j’ai pris ma plume pour une épée, à présent je connais notre impuissance. N’importe : je fais, je ferais des livres ; il en faut ; cela sert tout de même. La culture ne sauve rien ni personne, elle ne justifie pas. Mais c’est un produit de l’homme : il s’y projette, s’y reconnaît…Continue reading Ce miroir critique

Nul ne guérit de son enfance

Sans que je puisse m’en défaire Le temps met ses jambes à mon cou Le temps qui part en marche arrière Me fait sauter sur ses genoux Mes parents l’été les vacances Mes frères et sœurs faisant les fous J’ai dans la bouche l’innocence Des confitures du mois d’août Nul ne guérit de son enfance…Continue reading Nul ne guérit de son enfance