On perd ce qu’on aime

On perd ce qu’on aime. Et comme une fois ne suffit pas, il faut, tout au long de sa vie, le perdre encore et encore. Puisque la répétition est la seule pédagogie qui vaille. Faisant de l’existence comme une longue et terrible propédeutique au néant. Philippe Forest

Absence et rien

Où étions-nous avant de naître ? Nulle part. Où serons-nous une fois morts ? Nulle part. Nous venons du néant, nous y retournons, c’est tout simple. Nous étions absence et rien. Nous seront absence et rien. Délicieuse et cruelle, la vie est une parenthèse qui n’a pas d’autre signification qu’elle même. L’univers ne renvoie à […]

La solitude

La solitude, ai-je lu quelque part, c’est comme se trouver dans une longue file d’attente, dans le but de parvenir à la première place, celle où l’on vous a dit qu’il vous arriverait quelque chose de bien. Sauf que cette file n’avance pas et que de nouveaux venus ne cessent de vous passer devant, de […]