Fenêtre – Poème

Le désir s’ouvre grand.

Dès que le jour le féconde,

Le laisse franchir le seuil

Avec sa faim,

Sa mémoire bienveillante.

Mais l’esprit se tarit

Si promptement,

Faute d’éclairs d’oiseaux,

De bleuité en pupille.

Rien, en moi,

Ne parvient à poursuivre le chemin,

S’il n’a d’abord apprivoisé

Les hauteurs des alpages.

Là je rejoins le champ d’air

Qui respire,

Le laisse raviver mes regards.

Pour que l’espace soit palpable.

 

Fernand Ouellette

 

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