Dans la nuit des mots

On écrit le plus souvent pour abolir les frontières du temps et de l’espace, pour jeter des ponts entre le provisoire et le durable, la possession et la perte, la jouissance et le désespoir. Parfois, l’écrivain cède au besoin de plonger dans la nuit des mots et la nuit de la chair afin d’y trouver le commencement de tout amour, la source de toute extase, l’origine de tout abandon. De quelle nuit et de quel commencement s’agit-il ?
Je ne sais pas encore, et peut-être ne le saurais-je jamais.
D’où l’on vient, du jour le plus reculé de la mémoire, des lieux les plus secrets du corps, tout peut arriver.

Madeleine Ouellette-Michalska

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